Notre approche
Le wolof, une langue surtout orale
Le wolof est la langue véhiculaire du Sénégal, parlée par environ 80 pour cent de la population, mais l'administration et les documents officiels restent en français. Traduire le wolof, c'est donc rarement traduire une page : c'est presque toujours saisir une parole, un audio, une intention.
Cette réalité change tout dans notre façon de travailler. Là où une langue européenne arrive sous la forme d'un acte propre et structuré, le wolof nous parvient le plus souvent par un message vocal, un appel, un entretien en cours. Le sens ne tient pas seulement aux mots, mais au ton, au contexte familial ou social, aux formules de politesse et aux non-dits que seul quelqu'un qui a grandi avec la langue perçoit vraiment.
Restituer le sens, pas seulement les mots
Le wolof joue beaucoup sur l'implicite, l'humour, les proverbes et les marques de respect. Une traduction mécanique fait perdre l'essentiel. Notre rôle est de rendre l'intention réelle de la personne : ce qu'elle dit, mais aussi ce qu'elle veut dire. Pour une note vocale, nous précisons le contexte ; pour un entretien, nous adaptons le registre à votre interlocuteur, qu'il soit médecin, juge ou parent.
L'écrit wolof, quand il existe
Le wolof s'écrit, en alphabet latin codifié comme en caractères arabes (wolofal), mais il est rare dans les démarches officielles. Quand un document doit avoir une valeur légale, c'est presque toujours le français qui fait foi. Nous traduisons donc le wolof vers le français ou l'anglais, et nous vous disons clairement quand une pièce relève plutôt de la traduction assermentée. Pour comprendre cette frontière, voyez notre récit d'expertise locale et l'histoire de SénéTrad.